Dictionerfs – Inédit – Élections américaines

ÉLECTIONS AMÉRICAINES (un «quatre ans scolaire» sans devise latine mais avec une devise américaine : Time in school is money)

Vivre les élections américaines provoque deux réactions : partager la joie de Barack ou jouer les Rabat-joie.

Tous les quatre ans l’Amérique du Nord est en v.o et la France est envahie… médiatiquement, pacifiquement, fraternellement.

Pourtant ces élections nationales posent un problème à notre Éducation nationale. Bulletin de vote et Bulletin de notes ne s’entendent que sur un point :

ils peuvent mieux faire

En réalité, tandis que le citoyen américain est invité à voter naïvement – Urnes-in – le fonctionerfs est incité à avaler son bulletin – Burn-Out – .

C’est que le Yes you can s’acclimate mal non seulement à la politique américaine mais aussi au système d’évaluation par Not‘, même quand ces notes figurent sur des feuilles à carreaux seyes.

Cette élection pose aussi un problème de maths et d’Éducation civique.

– Aux États-unis la victoire n’est pas forcément mathématique. Le nombre de voix de citoyens qui votent Pour peut s’incliner devant le nombre de Grands Électeurs qui votent Contre.

– Quant à l’Éducation civique, le cours tourne court quand on réalise qu’un million de dollars a plus de poids qu’un million d’électeurs…Yes we Cash. Loin de l’agora grecque, on graisse donc des pattes pour devenir président. La Grèce homérique cède devant la graisse d’Amérique. Homère était aveugle, les États-Unis non plus.

Quand le fonctionerfs pense à tout ça (une fois qu’il a fait le tour du «quatre ans») il se trouve – avec ou sans Gainsbourg à la radio – dans un État proche de l’Ohio, avec un moral à zéro. Il peut alors carrément péter les plombs et se rouler compulsivement dans son sprangled Banner. Oui, depuis la création du livret de compétences, les croix et la bannière le mettent dans tous ses états ! Il se roule dans ce Banner jusqu’à friser l’épilepsie ou la chemise déchirée façon Hulk.

Heureusement notre fonctionerfs sait aussi garder son sang-froid et  devenir un Incredible Cool. Dans ces cas-là – avec ou sans Histoire des Arts – il se rêve en Swing Esthètes courtisé, en un personnel-clef capable d’imposer son projet de société. Épris de mixité sociale, son idéal ne ressemble certainement pas à celui de Républicains américains qui votent Bons Maîtres et rêvent d’un Black Out.

Ce 7 novembre le fonctionerfs est sorti de son I have a dream pour un I have Obama, again. Il est clair qu’à l’éléphant républicain,  il préfère le mammouth. C’est que le fonctionerfs n’aime pas les copies : il en a déjà bien assez dans son cartable.

En dehors de ces inédits Le Dictionerfs existe en livre et en librairies (partout en France ! ; à Grenoble : à La Librairie du Square, à La Dérive, à La Fnac)

Dictionerfs (du collège commun et des colères universelles de l’Éducation (dite) nationale, de la mixité sociale et scolaire, des élèves, des parents et des profs), éditions La Ville Brûle, septembre 2012

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