Dictionerfs : changement d’adresse

Le dictionerfs continue lors de cette rentrée 2013.

En bon élève, il a fait sa Refondation.

Du coup, il est désormais ici :

http://dictionerfs.wordpress.com/

N.B : les abonnés, les followers devront se réabonner. Merci à eux.

Publié dans Objectifs | Laisser un commentaire

Dictionerfs – Inédit – Dites en une phrase ou deux (épisode 1)

DITES EN UNE PHRASE OU DEUX, aujourd’hui : L’œuvre de Victor Hugo

Authentique question type de la nouvelle épreuve de français du Brevet 2013. Exemple, ici, question n°1 :

http://cache.media.eduscol.education.fr/file/DNB/55/4/annales_zero_dnb2013_serie-generale_francais_sujet3_supervielle_corrige_219554.pdf)

1/ Dites en une phrase ou deux ce que raconte l’œuvre de Victor Hugo (en italique, les titres des principales œuvres de Victor Hugo)

En septembre, aux Chants du crépuscule, sous l’effet de Voix intérieures (confirmées par les mails officiels de la direction), pareils aux Feuilles d’automne, Les Misérables enseignants vont à Notre-Dame de Paris (aux mains cocheuses de l’épaisse Dame au Socle) en y ressentant, sous Les rayons et les ombres, la fatalité du Dernier jour d’un condamné. C’est La légende des siècles scolaires qui se perpétue et L’homme qui rit devant ce spectacle mérite Les Châtiments les plus extrêmes car il n’a pas conscience de L’année terrible qui peut attendre un de ces Travailleurs de la mer ou de l’amer (par exemple dans le 9-3, dans le Quatre-vingt-treize, comme on disait au XIXème siècle), qui plus est victime potentielle d’un report de l’âge légal de départ en retraite qui rendrait de plus en plus illusoires le temps des Contemplations et les joies de L’art d’être grand-père.

En dehors de ces inédits  Le Dictionerfs se commande en librairie ou sur le site de la maison d’édition.

Dictionerfs (du collège commun et des colères universelles de l’Éducation (dite) nationale, de la mixité sociale et scolaire, des élèves, des parents et des profs), éditions La Ville Brûle, septembre 2012

Publié dans Objectifs | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Dictionerfs – Inédit – Analphabètes de retour !

ANALPHABÈTES DE RETOUR ! Une autre manière de célébrer la rentrée (phénomène décrit par l’Unesco)

Quasi septembre, les montagnards sont là et HALTE-LÀ, HALTE-LÀ, HALTE-LÀ les analphabètes sont de retour  !

Pas de méprise. Ces analphabètes de retour ne sont pas ces collégiens pleins d’appétit et de curiosité qui lèvent un doigt impatient pour échanger sur l’état de leur savoir en construction avec leur savant centre préféré (le n°10 de la salle, le mammouth au maillot floqué E.N, redoutable joueur de tête). Non, ce ne sont pas eux.

L’analphabète de retour, ce n’est pas même cet élève qui se fiche des compétences mais compte ses fiches de rentrée depuis le début de sa scolarité de collégien. Nom, prénom, adresse, livres lus cet été, animal domestique susceptible de bouffer un devoir-maison, rivaux déclarés d’une scolarité normale (consoles, internet, portable, blog, contacts intermittents avec un grand club européen de football qatari). Allez, dejà 3 séries de fiches de rentrée, plus qu’une et il quitte, enfin, le collège. Non, ce n’est pas lui.

En fait, les analphabètes de retour ne sont pas dans les classes.

Un analphabète de retour c’est un élève qui est sorti du système scolaire en pensant que lire, écrire c’était acquis pour toute sa vie. Comme un vaccin, sans jamais aucun rappel. Erreur. Et il avait pourtant tout coché !

L’analphabétisme, c’est ce qui reste quand on a tout oublié.

C’est une question d’Éducation sur laquelle n’a pas planché le gouvernement lors de son séminaire ‘France en 2025’. Alors que le ministre de l’intérieur a parlé, lui, de police 3.0, l’analphabétisme de retour (2.0, donc) a été manifestement oublié.

Et ce n’est pas le fait que les annales du brevet soient de retour qui va changer la donne. Depuis qu’on a fait la peau de chagrin au DNB, ces annalebêtes 2013 vont faire peine à voir.

Heureusement, HALTE-LÀ, HALTE-LÀ, HALTE-LÀ LES PROFESSEURS SONT LÀ. Qu’on se le dise : le semis d’analphabètes n’aura pas lieu ! Le fonctionerfs se sent very singing in the rentrée (plus tard, on verra…). Il chante :
«J’atteins souvent l’ours intrépide / Et sur les monts / Plus d’une fois / J’ai devancé / La course du chamois.»

En dehors de ces inédits  Le Dictionerfs se commande en librairie ou sur le site de la maison d’édition.

Dictionerfs (du collège commun et des colères universelles de l’Éducation (dite) nationale, de la mixité sociale et scolaire, des élèves, des parents et des profs), éditions La Ville Brûle, septembre 2012

Publié dans Objectifs | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Dictionerfs – Inédit – Moi, Résident d’un collège public

MOI, RÉSIDENT D’UN COLLÈGE PUBLIC, l’anaprof : une figure de style pour ne pas pleurer

En cette période de rentrée, le fonctionerfs se sent comme un candidat à la résidence d’un collège public. À son Président,  il dirait bien, à la manière du poète romain Catulle : «Donne-moi mille postes, et puis cent, et puis mille autres, puis une seconde fois cent, puis encore mille autres, puis cent…» Mais alors que le fonctionerfs se prend pour Catulle, son Président joue à Capitule.

Pourtant, il se souvient d’une guerre que le président avait menée victorieusement. C’était avant l’intervention militaire au Mali (et, peut-être, en Syrie). C’était lors d’un débat à la télé contre son rival politique de l’époque. En fait, le fonctionerfs s’est aperçu depuis peu que, parmi les interventions du Président, celles qu’ils préfèrent sont télévisées. Ce soir-là, donc, ce «Moi, Président de la République» lui avait plu.

À quelques jours de la rentrée, le fonctionerfs a, à son tour, envie de jouer avec les anaphores et de faire sa propre anaprof. Lui qu’on prend à tort pour un «Moi moche et méchant», il a envie de commencer toutes ses phrases par «Moi, de septembre à juillet».

—————-

Moi, de septembre à juillet, j’adopterai une distance polie lorsque je croiserai l’Épaisse Dame au Socle (mais je rirai bien si elle se prend les pieds dans le tapis de ses cases à cocher).

Moi, de septembre à juillet, je mangerai sans faire d’histoire la nourriture sous cellophane du Conseil Général (en revanche, quand il y aura de la truite sans arête ou des pâtes pas cuites, je hurlerai en faisant plein d’histoires).

Moi, de septembre à juillet, je ne traiterai pas mes collègues de collaborateurs (même si leurs emplois du temps sont bien meilleurs que le mien et que je Pétain câble).

Moi, de septembre à juillet, je ferai fonctionner la machine à café de manière indépendante, en disposant toujours des 35 centimes nécessaires (si elle ne me donne pas mon café, je taperai dedans ; je procèderai de la même façon avec mes collègues).

Moi, de septembre à juillet, j’appellerai une charte une charte (même si elle porte sur la laïcité).

Moi, de septembre à juillet, je ne laisserai pas les livres se fermer à mesure que des comptes face-book s’ouvrent (n’en déplaise à merdeàceluiquilira38, interlope internaute)

Moi, de septembre à juillet, je ne remplirai pas les questionnaires du Conseil Général sur la cantine en faisant des allusions à quelques fonctions excrémentielles (oui, j’ai grandi et j’ai passé l’âge de remplir des questionnaires).

Moi, de septembre à juillet, je ferai en sorte que mon comportement au collège soit en chaque instant exemplaire (en espérant que cet exemplaire suffira lorsqu’un de mes élèves aura oublié le sien…d’exemplaire.).

Moi, de septembre à juillet, j’aurai à cœur, avec certains élèves, de ne pas faire sans cesse dans le pénal…et j’essaierai de les faire réformer.

Moi, de septembre à juillet, je ne laisserai pas des parents d’élèves croire à l’absenthéisme, une croyance superstitieuse et super pénible.

Moi, de septembre à juillet, je constituerai un programme d’œuvres qui sera paritaire, autant de femmes que d’hommes (et je ferai en sorte que les élèves ne confondent pas la madame avec le monsieur : j’aurai donc une préférence pour les auteurs à moustache).


Moi, de septembre à juillet, je m’opposerai à ce que les élèves cumulent leur travail scolaire avec des loisirs à la maison (facebook, consoles, télé, internet, portables), parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche.

Moi, de septembre à juillet, je m’efforcerai d’oublier l’existence, à la sortie du collège, d’un Brevet sans sucre et sans savoir ajouté.

Moi, de septembre à juillet, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue. Je ferai un acte de décentralisation parce que je pense qu’une équipe pédagogique a besoin de buts mais aussi de bons passeurs.

Moi, de septembre à juillet, je ferai en sorte, avec d’autres collègues, que les partenaires sociaux puissent être considérés et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation. Tout cela en salle de muscu syndicale, ce syndicalisme par sms.

Moi, de septembre à juillet, j’engagerai de grands débats, en faisant de grands gestes et en devenant tout rouge (et pas uniquement les jours d’alerte incendie lorsque j’aurais été bloqué dans ma salle ou qu’une fenêtre m’aura été malencontreusement refermée sur les doigts après avoir rendu des copies).

Moi, de septembre à juillet, j’épellerai, lors de mes dictées, tous les noms des animaux de la ferme, en souvenir du mot ‘oie’ du brevet de français 2012 (à cette liste de mots difficiles j’ajouterai le mot ravioli, mot générique pour la viande en restauration).

Moi, de septembre à juillet, je mangerai à la cantine et j’écouterai tous mes commensaux car je pense qu’il est bon que l’ensemble des sensibilités politiques soient représentées (même s’il y a parfois des coups de fourchette qui se perdent).

Résident d’un collège public, je vais exercer un métier normal, sans voiture de fonction mais avec un volant d’heures et plein de surprises dans la boîte à gants pédagogiques. En plus, dans ma salle, y’a un super klaxon. »

En dehors de ces inédits  Le Dictionerfs se commande en librairie ou sur le site de la maison d’édition.

Dictionerfs (du collège commun et des colères universelles de l’Éducation (dite) nationale, de la mixité sociale et scolaire, des élèves, des parents et des profs), éditions La Ville Brûle, septembre 2012

Publié dans Objectifs | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Dictionerfs inédits – Best-Nerfs-Of

Les vacances de la zone Blog…

Pour ceux qui connaissent le Dictionerfs, pour ceux qui ne le connaissent pas et qui tombent sur le blog, voici un petit Best Nerfs of de l’année 2012-2013.

On peut l’emporter tout de suite ou le consulter pendant l’été. Et puis, peut-être que le Dictionerfs reviendra en septembre.

Le blog du Dictionerfs, année scolaire 2012-2013 : 7909 vues et 140 articles.

Voici une sélection d’articles (cliquez sur les titres en bleu).

Les trois + lus (la communauté éducative et au-delà)

Bulletin de notes de Pinocchio (420 lect.)

Dracula et autres vamprofs (157 lect.)

Le complexe de Guy Degrenne (146 lect.)

Dédicace à l’équipe d’EPS

Handball

This is the Hand

Dédicace à la Cantine

La Raviolution

Le sourire du crémier

Que mange un professeur ?

Nutella

Complexe de Die

Dédicace au berger allemand entré dans une salle de classe

Le rose pourpre du cours

Pas de dédicace…la disparition d’un CAPES

Le Capes de Lettres Classiques

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec le ghettoïsation

Collège de merde

Y’a pas que le cours de français dans la vie

Prof de maths

Île Anglo-Normale

SVTT

Fi de la géographie

Des pastiches

Le Seigneur des Anneaux

Dialogue social à la Audiard

Atelier Gréco : Désabusez-moi

Le niveau ?

L’adoublement

Y’a pas que la BD Les Profs dans la vie !

Les Schtroumpfs de Peillon

M’en fous

Les nouvelles technologies encore et toujours

Aux abonnés de Fesse-droite

Goncourt malade du tweet

Twuit’heures

De l’autodérision

Quelconque

Faire le Hakatre

Trou

Audio-projecteur

La S-F avec nous !

Jules Verne

DHG Wells

Y’a que le cours de français dans la vie !

Bled en herbe

Le Palu

Rédactionnaire

Les doigts de l’homme

All-Blacks

Titres de manuels

Des articles en forme d’exercices de style oulipien

Collège lege (phénomène d’écho)

Ouliprof (sans -e)

Ouliprofesse (plein de -s)

Oul-I-Prof (plein de -i)

Tendu (plein le -u !)

Fin de carrière ou fin de course

Pot de départ

La retraite

Mourir d’épuisement dans une classe

Leave our teachers alone !

L’enseignement, c’est pas du cinéma ?

Hitchcock

Le congé maladie et Depardieu

Caméo hitchcockien

Profs en Séries

Real humans ?

François Homeland

Du quotidien de collectif

Photo de classe

Ascenseur collectif

La chasse est ouverte

E/D l’épicier

Musique d’escalier

Collège Les Soldes

Ryugyong ou la reconstruction

Collège mort

La Villeneuve de Grenoble dans une bien triste actualité

Marche blanche

Place des Géants

Un peu de sociologie

Parents de prof

Fonctionnaires des deux mains

Enseignant décrocheur

Un article plein de nerfs

Collège Lautréamont

Les élèves difficiles

Torcheculatif

Barbare à treize ans

Cellule de crise

Crache misère

Chépa

Encore téj’

25 km de retenue

Wall of fame

Une année papale

Habemus profs !

Fumée noire

Une année de Brevet et d’Orientation

Taux d’évidement du Brevet

Ladite surveillance

Sigmund générale

Fooormidaaable

Dictée surprise

Salle de shoot

Dictée à l’adulte

Un peu d’écologie ?

Merle

Les modes doux dans l’Éducation

Océan

La naissance d’une star

L’Épaisse Dame au Socle

Acquis mieux mieux

Joue-la comme Ferry

Ibrahimovic

Numéro Dys

Dictionerfs : le blog qui parle du livre

Enième

Coquilles

Mammouth toujours

Helmut le mammouth

Ça va mal finir

Baril de poudre

La politique pudique

Pique-nique de contestation

La refondation de l’école, façon Dictionerfs

Nat King Collège

Fête du sleep

Stand up !

Aux mutés, aux azimutés

C’est l’été : un article BONUS, inédit parmi les inédits

REFONDATION DES PROFESSEURS, saine activité (été : 1 automne : 0)

Voici venir la mi-juillet et les vacances d’été. Celles que plus personne n’ose appeler les grandes vacances. Et pour cause : elles ont été raccourcies.
Hélas, le fonctionerfs n’a pas compris le concept du congé maladie : ce gros malin est malade au début des vacances.
Après le chemin de croix de l’année scolaire, le fonctionerfs Compostelle son billet d’absence. Plutôt la crève que de valider le livret de compétences (déjà il avait eu la GRIPPE lors de la RGPP).

Même s’il en a bavé, il ne fera pas le coup du teacher mouillé. Il est trop fier pour ça.

Crucifié par un livret de compétences cruciforme, il préfère, à la foi aveugle qu’on lui demande, la naïveté, le goût du rien. Il fait le vide et s’éprend d’une case blanche, loin de l’air vicié des mouches du coche et de leur Bzzz pédagogique.
C’est le temps de sa propre refondation, de son ressourcement. Sans projet, sans subvention, sans but. Juste un chemin. La paix de la forêt.
Le grand donneur de leçon part en randonnée, loin des vilains Piliers et de L’Épaisse Dame au Socle.

Prof est un chouette métier où on peut être et avoir l’été.

À la mi-juillet, pour le professeur de français notamment, ‘été’ n’est plus un participe passé. Cet été-là, c’est à lui qu’on l’accorde et c’est bienfaits pour lui, et tout plein ! Les jours sans classe s’annoncent revigorants.
En ÉTÉ, le fonctionerfs se repose de toute la tension accumulée et salutaire qui lui permet de dire en fin d’année qu’il ne s’est pas fait EU. Malgré tout, en septembre, c’est sûr, à nouveau, il se fera maître.

En dehors de ces inédits  Le Dictionerfs se commande en librairie ou sur le site de la maison d’édition.

Dictionerfs (du collège commun et des colères universelles de l’Éducation (dite) nationale, de la mixité sociale et scolaire, des élèves, des parents et des profs), éditions La Ville Brûle, septembre 2012

Publié dans Objectifs | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Dictionerfs – Inédits – Refondation des professeurs

REFONDATION DES PROFESSEURS, saine activité (été : 1 automne : 0)

Voici venir la mi-juillet et les vacances d’été. Celles que plus personne n’ose appeler les grandes vacances. Et pour cause : elles ont été raccourcies.
Hélas, le fonctionerfs n’a pas compris le concept du congé maladie : ce gros malin est malade au début des vacances.
Après le chemin de croix de l’année scolaire, le fonctionerfs Compostelle son billet d’absence. Plutôt la crève que de valider le livret de compétences (déjà il avait eu la GRIPPE lors de la RGPP).

Même s’il en a bavé, il ne fera pas le coup du teacher mouillé. Il est trop fier pour ça.

Crucifié par un livret de compétences cruciforme, il préfère, à la foi aveugle qu’on lui demande, la naïveté, le goût du rien. Il fait le vide et s’éprend d’une case blanche, loin de l’air vicié des mouches du coche et de leur Bzzz pédagogique.
C’est le temps de sa propre refondation, de son ressourcement. Sans projet, sans subvention, sans but. Juste un chemin. La paix de la forêt.
Le grand donneur de leçon part en randonnée, loin des vilains Piliers et de L’Épaisse Dame au Socle.

Prof est un chouette métier où on peut être et avoir l’été.

À la mi-juillet, pour le professeur de français notamment, ‘été’ n’est plus un participe passé. Cet été-là, c’est à lui qu’on l’accorde et c’est bienfaits pour lui, et tout plein ! Les jours sans classe s’annoncent revigorants.
En ÉTÉ, le fonctionerfs se repose de toute la tension accumulée et salutaire qui lui permet de dire en fin d’année qu’il ne s’est pas fait EU. Malgré tout, en septembre, c’est sûr, à nouveau, il se fera maître.

En dehors de ces inédits  Le Dictionerfs se commande en librairie ou sur le site de la maison d’édition.

Dictionerfs (du collège commun et des colères universelles de l’Éducation (dite) nationale, de la mixité sociale et scolaire, des élèves, des parents et des profs), éditions La Ville Brûle, septembre 2012

Publié dans Objectifs | Tagué , , , , , , | Laisser un commentaire

Dictionerfs – Inédits – Leave our teachers alone !

LEAVE OUR TEACHERS ALONE !, apéritif de fin d’année (le convivial n’est plus ce qu’il était)

La ligne du budget réception est un bien triste horizon. Sur la table de l’apéro, tout gâche la vue. Table rase de fin d’année. Pot de chagrin. C’est une ligne oranges pressées, qui plus est en brick. Drôle de Pink Floyd : Another Brick in the wall.

Mais qu’attendre d’une ligne de chiffres qui s’intéresse à reculons à la part humaine d’un métier (l’apéritif de fin d’année) ?

Leave our teachers alone ! Hall of shame. C’est réussi : la communauté pédagogique n’est plus que l’ombre d’elle-même, elle se sent bien seule.
Dans ce navire où même les rats quittent le navire (y’a rien à manger), y’a de quoi faire son Batho : «C’est un mauvais budget». Un budget trop bas, en rien à la hauteur de l’événement. Du cheap sans chips. Le plateau de l’apéritif s’est transformé en honte-charge.

De quoi avoir le jus d’orange amer.

Que les verres restent au gouvernement. De toutes façons, ils n’ont rien pour faire pschit : pas une bulle. Décidément, l’Environnement n’est pas convivial.
Les fonctionerfs, chevaliers à la triste mine, se transforment en Don Quichotte des feuilletés. Ça se passe comme ça, au pays des fonctionnaires : c’est la vigilance orange avant la tempête dans le verre d’eau. Plus la polémique enfle, plus le budget se serre.

Les vacances arrivent : on rompt le groupe sans rompre le pain.
Qu’est-ce que c’est que ce carnaval ? Qu’est-ce que c’est que ce mardi qui n’a rien de gras ?
Pire, l’apéritif amer intervient juste après avoir appris non seulement que le privé continue à grignoter les effectifs du public mais que la carte scolaire n’est toujours pas assouplie. Le Privé sous Contrat met le Public sous Contrainte.

Décourageant. Démotivant. En plus, y’a rien à manger.

Démoralisés par ce jus d’oranges pressé, pas étonnant qu’en juillet les fonctionerfs préfèrent la ligne bleue des Vosges. Et pour ce qui est des feuilletés, il leur reste heureusement les livres.
Au moment de l’enterrement de l’apéritif de fin d’année souvenons-nous que Jules Ferry voulait être enterré : «en face de cette ligne bleue des Vosges d’où monte jusqu’à mon cœur fidèle la plainte touchante des vaincus»

L’apéritif convivial de fin d’année, lui, a été enterré au beau milieu d’une ligne oranges en bricks, assortie de quelques feuilletés.
C’est le coup de pied aux vaincus du Service Public.

En dehors de ces inédits  Le Dictionerfs se commande en librairie ou sur le site de la maison d’édition.

Dictionerfs (du collège commun et des colères universelles de l’Éducation (dite) nationale, de la mixité sociale et scolaire, des élèves, des parents et des profs), éditions La Ville Brûle, septembre 2012

Publié dans Objectifs | Tagué , , , , , , , | 1 commentaire